Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Il y a quelques semaines, début Septembre, à la demande d’ENEDIS (ex-ErDF), une société française, Delair-tech, leader en matière de drones civils professionnels, a fait la démonstration de l’utilisation d’un drone pour la surveillance de lignes à haute tension.

Le réseau HTA (20 000 volts) est en effet toujours confronté à des problèmes de microcoupures et pannes dues aux chutes de branches ou d’arbres sur les lignes lors d’intempéries. La réalisation de campagnes d’élagage préventives permet de réduire ces dysfonctionnements. Jusqu’à présent, une partie de ces lignes haute tension étant située dans des zones qui ne sont pas facilement accessibles, ce travail de diagnostic était réalisé par des marcheurs, contraints par leur capacité de déplacement à pied dans des terrains souvent accidentés.

Avec son « DT 18 », drone de 2 kg, Delair-Tech a fait la démonstration sur une centaine de kilomètres de la rapidité avec laquelle il était possible de quadriller une zone du réseau électrique.

Les données récupérées ont permis de réaliser un diagnostic à partir de l’analyse visuelle des éléments récupérés. Delair-Tech permet ainsi à ENEDIS de vérifier les distances de la végétation par rapport aux lignes du secteur survolé et de programmer la ou les campagnes d’élagage qui seront nécessaires.

L’autre avantage possible sera la possibilité de comparer l’évolution des zones à des périodes différentes et l’impact des travaux réalisés.

Bien sûr cela laisse rêveur mais ce type de mission n’est pas réalisable par n’importe quel télé-pilote. Sur une telle distance, ce type de vol n’est réalisable que par un télé-pilote habilité pour des scénarios S4 (vols hors vue du pilote), ce qui lui impose d’avoir une qualification de pilote d’avion privé et d’avoir à son actif au moins une centaine d’heures de vol. Néanmoins cela illustre parfaitement la réponse qu’un drone civil professionnel peut apporter à un besoin existant en gagnant en temps et en efficacité, parfois en complément ou en remplacement d’une solution existante.

Cette démonstration nous a permis aussi de reprendre tout le chemin parcouru par la société Delair-Tech en un peu plus de 5 ans.

En mars 2011, 4 jeunes ingénieurs qui ont fait leurs premières armes dans l’industrie gazière et pétrolière fondent la société Delair-Tech à Toulouse, giron de l’aéronautique française. Benjamin Benharrosh, Bastien Mancini, Benjamin Michel et Michael de Lagarde ont pour objet initial de créer des drones de petite taille pour assurer la surveillance de pipelines ou de plateformes. Leur préoccupation : du matériel facilement déployable, avec une grande autonomie, disponible 24/24, qui permettent de réduire les coûts et les risques humains. Il leur faudra 18 mois pour obtenir leur première certification de vol hors champ visuel (BVLOS-beyond visual line of sight) pour le DT18 et participer à leur premier salon du Bourget.

Parrot ne s’y trompe pas puisqu’ils rentrent un an plus tard au capital de cette société, ainsi que la Holding du groupe Remy-Cointreau. Et un an plus tard Delair-Tech lance Delair-Tech Analytics car ces entrepreneurs ont bien compris qu’au-delà du matériel, l’autre enjeu économique important est le traitement des données collectées par les drones. Ils s’attachent donc à développer une offre de services en ce sens, ainsi qu’une offre sur la formation et la maintenance du matériel vendu.

Aujourd’hui Delair-Tech est une entreprise d’une centaine de salariés en constante croissance qui réalise 75% de son chiffre d’affaires à l’exportation. Pour continuer à se développer elle recrute encore de nouveaux collaborateurs. Avec ses 300 drones déjà produits, Delair-Tech est aujourd’hui présente dans 86 pays et a implanté des filiales ou bureaux commerciaux dans plusieurs d’entre eux. Forte désormais d’ une capacité de production de 300 drones par an, Delair- Tech est valorisée plus de 50 millions d’euros.

C’est un succès à la Française qui fait plaisir. Vous avez peut-être eu la chance d’aller au salon Intergeo à Hambourg au début de ce mois et de découvrir leur dernier né, le « DT26X » qui en permettant d’embarquer jusqu’à 4 kg de capteurs sera sans doute un des drones appréciés dans le milieu de la topographie. Delair-Tech sera également présente au salon UAV Commercial Expo de las Vegas qui se tiendra du 31 Octobre au 2 Novembre. Ce sera peut-être l’occasion de découvrir aussi le dernier drone intégré à la gamme Delair-Tech: le UX5. La société toulousaine a passé un accord avec Gatewing, la filiale drone du géant américain Trimble pour commercialiser leurs drones auprès de son réseau de distribution.

Une belle aventure dont on ne manquera pas de vous tenir… au courant.

Quand le drone aide à garder le courant was originally published in Drones Nation on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

What's your reaction?
0Smile0Angry0Wow0Sad0Lol0Wtf

Add a comment

Powerloop fait partie du réseau Drone Malin 

Contactez-nous

+33 6 75 20 52 92

9h–19h

contact@powerloop.fr

Copyright © Powerloop. Fait avec  et beaucoup de  par Vincent GALARD